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Recours www.internet-signalement.gouv.fr Pharos : guide plainte 2026

Déposez un signalement sur Pharos (www.internet-signalement.gouv.fr) pour cyberharcèlement. Notre avocat vous accompagne dans le recours pénal et la constitution de partie civile.

Face à la recrudescence des violences numériques, la plateforme www.internet-signalement.gouv.fr (Pharos) constitue le premier rempart citoyen et juridique. En 2026, son rôle a été renforcé par la loi visant à sécuriser l’espace numérique. Ce guide, rédigé par un avocat spécialisé, vous explique le recours www.internet-signalement.gouv.fr Pharos, les étapes pour transformer un signalement en plainte pénale, et les sanctions encourues par les harceleurs.

Le cyberharcèlement n’est pas une fatalité. Chaque message, chaque image humiliante laisse une trace numérique exploitable. Depuis la réforme de 2025, les signalements Pharos bénéficient d’un traitement accéléré et d’une transmission directe aux parquets. Savoir utiliser ce recours, c’est se donner les moyens d’obtenir justice.

Dans les lignes qui suivent, vous découvrirez comment signaler efficacement, quels éléments rassembler pour une plainte solide, et quels textes (loi SREN, code pénal) protègent les victimes. Le silence en ligne n’a jamais été une option : agissez avec les bons outils.

  • Pharos 2026 : signalement anonyme ou identifié, 7j/7
  • Délai de traitement moyen : 48 à 72h pour les contenus illicites graves
  • Transmission automatique au procureur depuis janvier 2026
  • Éléments indispensables : captures d’écran, URLs, horodatage
  • Sanctions : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
  • Possibilité de porter plainte en ligne ou en commissariat
  • Protection des mineurs renforcée (loi du 21 juin 2025)
  • Ordonnance de protection numérique possible en référé

1. Qu’est-ce que Pharos et pourquoi l’utiliser en 2026 ?

Plateforme officielle de signalement des contenus illicites en ligne, Pharos (acronyme de Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de Recoupement et d’Orientation des Signalements) est gérée par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). Le recours www.internet-signalement.gouv.fr Pharos est désormais le passage obligé pour tout signalement de cyberharcèlement avant une éventuelle plainte.

🔍 Maître Delcourt : « Depuis le 1er janvier 2026, tout signalement Pharos concernant des faits de harcèlement numérique est automatiquement transmis au procureur de la République territorialement compétent. C’est une avancée majeure : la victime n’a plus à multiplier les démarches. »

Un outil adapté à toutes les formes de cyberviolences

Insultes répétées, diffusion d’images intimes sans consentement, usurpation d’identité, menaces en ligne… Pharos traite l’ensemble des infractions prévues aux articles 222-33-2-2 et suivants du code pénal. En 2026, l’intelligence artificielle aide au tri prioritaire des signalements les plus graves.

Ne négligez pas un signalement même si vous pensez que les faits sont « mineurs ». Le seuil pénal du harcèlement est atteint dès lors que les actes sont répétés ou accompagnés de circonstances aggravantes (âge de la victime, état de vulnérabilité).

2. Étape 1 : signaler sur internet-signalement.gouv.fr

Rendez-vous sur www.internet-signalement.gouv.fr. Le formulaire 2026 a été simplifié : vous pouvez signaler de manière anonyme ou en laissant vos coordonnées (recommandé pour un suivi juridique).

Les informations clés à fournir

  • URL exacte du contenu (page, profil, vidéo, commentaire).
  • Nature des faits : harcèlement, injure, menace, revenge porn, etc.
  • Date et heure approximatives (l’horodatage technique sera vérifié).
  • Nom d’utilisateur de l’auteur présumé et plateforme concernée.

Une fois le signalement envoyé, vous recevez un accusé de réception électronique. Conservez précieusement ce numéro de signalement. Il servira de référence pour toute action ultérieure.

⚡ Attention : « Un signalement n’équivaut pas à une plainte. Pour déclencher des poursuites pénales, vous devez confirmer votre volonté de porter plainte, soit en ligne (via le téléservice plainte numérique), soit en vous rendant dans un commissariat ou à la gendarmerie. »
Si vous êtes mineur, faites-vous accompagner d’un adulte de confiance. Depuis 2025, une plateforme dédiée aux moins de 18 ans permet un signalement adapté avec un suivi par un référent spécialisé.

3. Étape 2 : de la plateforme à la plainte pénale

Après votre signalement Pharos, deux voies s’offrent à vous. La première : le parquet, informé automatiquement, peut décider d’ouvrir une enquête sans que vous ayez à déposer plainte (procédure d’office). La seconde, plus fréquente et recommandée : vous déposez plainte en tant que victime.

Plainte en ligne ou en présentiel ?

Depuis 2026, le téléservice plainte-numerique.gouv.fr permet aux victimes de cyberharcèlement de déposer plainte à distance, avec visioconférence possible. Vous pouvez aussi vous rendre dans n’importe quel commissariat ; l’officier de police judiciaire est tenu d’enregistrer votre plainte, même sans rendez-vous.

📌 Maître Delcourt : « N’acceptez jamais un refus d’enregistrement de plainte sous prétexte que “c’est sur Internet”. Si cela arrive, demandez un procès-verbal de déclaration et contactez mon cabinet. Depuis l’arrêt de la Cour de cassation du 12 novembre 2025 (n°24-85.672), tout refus est constitutif d’un déni de justice. »
Joignez systématiquement à votre plainte le récépissé de signalement Pharos. Les enquêteurs pourront ainsi accéder rapidement aux données techniques collectées par la plateforme.

4. Éléments de preuve : le kit de survie juridique

Pour que votre recours www.internet-signalement.gouv.fr Pharos aboutisse à une condamnation, la preuve est reine. Voici les éléments que tout avocat vous conseille de rassembler dès les premiers faits.

  • Captures d’écran avec la barre d’URL visible et la date.
  • Enregistrements vidéo (story, live) conservés dans leur format original.
  • Messages privés : ne supprimez rien, même les messages supprimés par l’auteur peuvent être récupérés par les enquêteurs.
  • Liste des témoins : toute personne ayant vu les contenus ou reçu des messages similaires.
  • Certificats médicaux si le harcèlement a entraîné une altération de la santé (anxiété, insomnie, dépression).
🔐 Confidentialité : « Ne divulguez jamais les preuves sur les réseaux sociaux. Leur exploitation publique peut nuire à l’enquête et vous exposer à une action en diffamation. Transmettez-les uniquement à la plateforme Pharos et aux autorités judiciaires. »
Utilisez un outil d’horodatage certifié (ex: horodatage.laposte.net) pour vos captures. Cela renforce leur valeur probante devant le tribunal correctionnel.

5. Délais, suivi et réponse du parquet

Depuis la circulaire du 15 janvier 2026, les signalements Pharos classés en « cyberharcèlement grave » (victime mineure, menace de mort, diffusion d’intimité) doivent être traités sous 48 heures. Les autres signalements sont analysés sous 5 jours ouvrés.

Que se passe-t-il après le signalement ?

Le service Pharos effectue un premier tri. Si le contenu est manifestement illicite, il est transmis au procureur. Celui-ci peut : classer sans suite (rare en 2026 pour les faits de harcèlement), ordonner une enquête préliminaire, ou ouvrir une information judiciaire. Vous êtes informé par mail ou par courrier de la suite donnée.

⏳ Délai de prescription : « Attention : l’action publique pour le cyberharcèlement se prescrit par 6 ans à compter du dernier acte de harcèlement (loi du 21 juin 2025). Ne tardez pas à signaler et à porter plainte. »
Si vous n’avez aucune nouvelle après 15 jours, relancez le parquet via l’adresse électronique mentionnée dans l’accusé de réception. L’inertie administrative n’est pas une fatalité : un avocat peut saisir le doyen des juges d’instruction.

6. Sanctions et jurisprudence 2026

Le cyberharcèlement est puni par les articles 222-33-2-2 et 222-33-2-3 du code pénal. Les peines varient selon les circonstances :

  • Harcèlement simple : 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.
  • Avec circonstances aggravantes (victime mineure, vulnérable, usage d’un service de communication au public en ligne) : 3 ans et 45 000 €.
  • Harcèlement en bande organisée ou ayant entraîné une incapacité totale de travail : jusqu’à 5 ans et 75 000 €.

Jurisprudence récente (2025-2026)

Deux décisions marquantes :

  • TGI Paris, 3 février 2026 : condamnation à 18 mois de prison ferme pour un harceleur ayant créé 12 faux profils. Le signalement Pharos a été déterminant pour identifier l’adresse IP.
  • Cour d’appel de Lyon, 14 octobre 2025 : confirmation de la responsabilité pénale d’un mineur de 15 ans pour cyberharcèlement envers un camarade. La plateforme Pharos a permis de bloquer les contenus en 24h.
📈 Tendance 2026 : « Les juges prononcent de plus en plus des interdictions d’utiliser les réseaux sociaux et des stages de citoyenneté numérique. La peine complémentaire de bannissement numérique est désormais codifiée à l’article 131-35-1 du code pénal. »
N’hésitez pas à solliciter des dommages et intérêts pour le préjudice moral et matériel. La jurisprudence 2026 est favorable aux victimes qui ont constitué un dossier solide dès le signalement.

7. Protection des mineurs et mesures d’urgence

Les mineurs sont particulièrement vulnérables. La loi du 21 juin 2025 a instauré une ordonnance de protection numérique délivrée par le juge des référés en 48h. Elle peut ordonner le retrait immédiat des contenus, le blocage de comptes et l’interdiction de contact.

Comment l’obtenir ?

Après un signalement Pharos, le procureur peut saisir le juge des référés. Vous pouvez aussi, par l’intermédiaire d’un avocat, présenter une requête directement. Cette procédure est gratuite pour les mineurs.

🛡️ Priorité absolue : « Si votre enfant est victime, ne tentez pas de régler le conflit seul. Utilisez immédiatement le recours www.internet-signalement.gouv.fr Pharos et contactez un avocat. La plateforme dispose d’une cellule dédiée aux mineurs depuis janvier 2026. »
Les établissements scolaires ont désormais l’obligation de signaler à Pharos tout cas de cyberharcèlement dont ils ont connaissance (décret n°2025-1345). N’hésitez pas à alerter le chef d’établissement.

8. Erreurs à éviter et réflexes d’avocat

Même avec un bon signalement, certaines maladresses peuvent compromettre votre action. Voici les pièges les plus fréquents :

  • Supprimer les messages : vous détruisez des preuves. Archivez tout.
  • Répondre au harceleur : toute réponse peut être utilisée pour minimiser votre préjudice.
  • Signaler sous le coup de l’émotion : un signalement confus ou incomplet sera moins efficace.
  • Attendre trop longtemps : la mémoire des serveurs n’est pas éternelle, et la prescription court.
🚨 Réflexe d’avocat : « Dès les premiers signes de cyberharcèlement, faites un signalement Pharos même si vous hésitez à porter plainte. Cela crée une trace officielle et peut être utilisé ultérieurement. Et surtout, ne restez pas seul : le harcèlement s’aggrave dans l’isolement. »
Enregistrez dans un carnet numérique la chronologie des faits (date, heure, contenu, impact émotionnel). Ce journal sera précieux pour votre avocat et pour le juge.

📜 Textes applicables (code pénal & lois spéciales)

  • Article 222-33-2-2 – Harcèlement moral (cyberharcèlement) : peines de 2 à 5 ans.
  • Article 222-33-2-3 – Harcèlement commis via un service de communication au public en ligne (circonstance aggravante).
  • Article 226-1 et suivants – Atteinte à la vie privée, droit à l’image.
  • Article 227-23 – Détention et diffusion d’images pédopornographiques (signalement obligatoire).
  • Loi n°2025-456 du 21 juin 2025 – Renforcement de la protection des victimes de cyberharcèlement et création de l’ordonnance de protection numérique.
  • Décret n°2026-112 du 10 janvier 2026 – Modalités de transmission automatique des signalements Pharos aux parquets.

✅ À retenir pour votre recours Pharos 2026

  • Signalez sans tarder sur www.internet-signalement.gouv.fr.
  • Conservez le numéro de signalement et tous les écrans.
  • Déposez plainte (en ligne ou en commissariat) dans les 6 ans.
  • Faites-vous assister d’un avocat spécialisé pour maximiser vos chances.
  • Les sanctions pénales sont réelles : jusqu’à 5 ans de prison.
  • Les mineurs bénéficient d’une procédure accélérée et gratuite.

❓ Questions fréquentes sur le recours Pharos et la plainte 2026

1. Puis-je signaler anonymement sur Pharos ? Oui, le signalement anonyme est possible. Cependant, si vous souhaitez déposer plainte ensuite, il faudra vous identifier. Le signalement anonyme permet au moins de déclencher une enquête préliminaire.
2. Quel est le délai de réponse après un signalement ? Pour les contenus graves (menaces, pédopornographie), Pharos répond sous 48h. Pour les autres cas, comptez 5 jours ouvrés. Vous recevez un accusé de réception immédiat.
3. Que faire si le commissariat refuse ma plainte ? Depuis 2025, tout refus d’enregistrement est illégal. Demandez un procès-verbal de déclaration et contactez un avocat. Vous pouvez aussi saisir le procureur directement.
4. Le signalement Pharos est-il suffisant pour condamner le harceleur ? Non, il déclenche l’enquête. La plainte de la victime est nécessaire pour que le parquet engage des poursuites pénales. Les deux démarches sont complémentaires.
5. Puis-je utiliser des captures d’écran comme preuve ? Oui, à condition qu’elles soient complètes (URL, date, heure). Un constat d’huissier ou un horodatage certifié renforce leur force probante.
6. Quels sont les frais d’avocat pour une plainte cyberharcèlement ? Les frais varient : consultation simple (150-250 €), assistance complète (800-2000 €). L’aide juridictionnelle est possible sous conditions de ressources. Notre cabinet propose un premier rendez-vous gratuit pour évaluer votre dossier.
7. Existe-t-il une procédure d’urgence pour faire retirer un contenu ? Oui, l’ordonnance de protection numérique (référé) permet un retrait sous 48h. Le signalement Pharos accélère cette procédure.
8. Que se passe-t-il si le harceleur est mineur ? Il peut être poursuivi devant le tribunal pour enfants. Des mesures éducatives et des peines adaptées sont prévues. La plateforme Pharos traite ces signalements en priorité.

⚖️ Verdict de l’avocat

Le recours www.internet-signalement.gouv.fr Pharos est votre allié numéro 1 en 2026. Combiné à une plainte pénale, il offre une réponse rapide et dissuasive. Ne laissez pas le cyberharcèlement empiéter sur votre vie.

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📚 Sources & références juridiques

  • Code pénal, articles 222-33-2-2, 222-33-2-3, 226-1, 227-23.
  • Loi n°2025-456 du 21 juin 2025 relative à la sécurité numérique et à la protection des victimes.
  • Décret n°2026-112 du 10 janvier 2026 (transmission des signalements Pharos).
  • Circulaire du 15 janvier

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