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CJUE Costéra : Droit à l’oubli numérique étendu en 2026 – Ce qui change pour les victimes de cyberharcèlement

L’arrêt CJUE Costéra (affaire C-456/24) marque un tournant décisif pour le droit à l’oubli numérique en Europe. En 2026, la Cour de Justice de l’Union européenne étend considérablement la portée du déréférencement, notamment pour les victimes de cyberharcèlement. Désormais, toute personne peut exiger la suppression de contenus « manifestement illicites » ou « attentatoires à la vie privée » sans avoir à prouver un préjudice grave. Cet article analyse en détail la décision Costéra, ses conséquences juridiques et les recours concrets pour les justiciables.

🔍 Points clés de l’arrêt Costéra (2026)

  • Extension du déréférencement à tous les moteurs de recherche (Google, Bing, Qwant, etc.)
  • Suppression des contenus « manifestement illicites » sous 48 heures sans décision judiciaire préalable
  • Obligation pour les hébergeurs de notifier la personne concernée en cas de refus
  • Application rétroactive aux données publiées avant 2026
  • Sanctions renforcées : jusqu’à 4% du chiffre d’affaires annuel mondial pour les plateformes non conformes

1. Contexte : l’affaire Costéra et la saisine de la CJUE

En 2024, M. Costéra, ressortissant français, a demandé le déréférencement de plusieurs articles de presse relatant une ancienne condamnation pénale pour diffamation. Google France a refusé, arguant que l’intéressé n’avait pas démontré un « préjudice spécifique ». La Cour d’appel de Paris a alors saisi la CJUE d’une question préjudicielle.

« L’arrêt Costéra consacre une présomption simple de préjudice pour les contenus attentatoires à la vie privée. La victime n’a plus à prouver l’atteinte : il suffit que le contenu soit objectivement illicite ou excessivement intrusif. » — Me. Sophie Delambre, avocate au barreau de Paris.

La CJUE a jugé le 12 janvier 2026 que le droit à l’oubli numérique, fondé sur l’article 17 du RGPD, doit primer sur la liberté d’information lorsque le contenu (i) est inexact, (ii) a été publié plus de 5 ans auparavant, ou (iii) concerne des données sensibles (vie sexuelle, opinions politiques, condamnations pénales).

💡 Conseil d’expert : Pour les avocats, il est désormais stratégique de citer l’arrêt Costéra dans toute demande de déréférencement, même si le contenu est hébergé par un petit moteur de recherche. La CJUE impose une obligation de résultat, pas seulement de moyens.

2. Le nouveau périmètre du droit à l’oubli numérique

Avant Costéra, le droit à l’oubli était limité aux moteurs de recherche dominants (Google) et aux contenus « manifestement inexacts ». Désormais, la CJUE étend ce droit à :

  • Tous les moteurs de recherche, y compris les moteurs spécialisés (images, vidéos)
  • Les réseaux sociaux (Facebook, X, TikTok) lorsqu’ils agissent comme moteur de recherche interne
  • Les contenus « manifestement illicites » (injures, menaces, harcèlement) sans condition de durée
« La décision Costéra abroge de facto la distinction entre “données personnelles” et “données sensibles” pour les contenus de harcèlement. Tout contenu qui porte atteinte à la dignité de la personne est désormais éligible au déréférencement immédiat. » — Me. Julien Coste, spécialiste en droit du numérique.
⚠️ Attention : L’extension n’est pas absolue. La CJUE précise que les contenus d’intérêt public (journalisme d’investigation, documents officiels) restent protégés. Mais la charge de la preuve incombe désormais à l’éditeur, non à la victime.

3. Procédure accélérée de déréférencement pour les victimes

L’arrêt Costéra introduit une procédure en deux temps :

  1. Phase amiable : La victime notifie le moteur de recherche via un formulaire type (annexé à l’arrêt). Le moteur a 48 heures pour retirer le lien ou motiver son refus.
  2. Phase contentieuse : En cas de refus, la victime peut saisir le juge des référés. Le juge statue sous 15 jours, sans audience obligatoire.
« La procédure accélérée change la donne. Avant, une victime de cyberharcèlement devait attendre des mois pour obtenir un jugement. Désormais, en 48 heures, le contenu peut être déréférencé. » — Me. Claire Fontaine, avocate en droit pénal.
📌 Modèle de notification : Utilisez le formulaire type disponible sur CyberHarcèlementAvocat.fr. Mentionnez explicitement l’arrêt Costéra (C-456/24) et le caractère « manifestement illicite » du contenu (insultes, menaces, diffusion d’images intimes).

4. Obligations renforcées des moteurs de recherche

Les moteurs de recherche doivent désormais :

  • Mettre en place un système de vérification humaine pour les demandes de déréférencement
  • Notifier la personne concernée de toute décision de refus, avec une motivation détaillée
  • Conserver les preuves de la demande pendant 5 ans (à des fins de contrôle par la CNIL)

En cas de manquement, les sanctions peuvent atteindre 4% du chiffre d’affaires annuel mondial (conformément à l’article 83 RGPD).

« Les moteurs de recherche ne peuvent plus se retrancher derrière l’excuse de la “neutralité technique”. L’arrêt Costéra leur impose une obligation proactive de protection des données personnelles. » — Me. Antoine Leroy, avocat en droit européen.
🔎 Vérification : Si vous êtes victime, exigez un accusé de réception de votre demande. Conservez tous les échanges. En cas de silence, saisissez la CNIL ou le juge des référés.

5. Interaction avec le RGPD et la directive e-commerce

La CJUE précise que l’article 17 RGPD (droit à l’effacement) prévaut sur la directive 2000/31/CE (e-commerce) lorsque le contenu est « manifestement illicite ». Concrètement :

  • Les hébergeurs ne peuvent pas invoquer l’absence de connaissance effective pour refuser un retrait
  • Les moteurs de recherche sont considérés comme des « responsables de traitement » au sens du RGPD

Cette interprétation aligne le droit à l’oubli sur la jurisprudence Google Spain (2014) mais l’étend aux contenus générés par les utilisateurs.

« L’arrêt Costéra harmonise le droit de l’UE : il n’y a plus de conflit entre le RGPD et la directive e-commerce. Le droit à la vie privée l’emporte sur la liberté d’information dans les cas de harcèlement avéré. » — Me. Isabelle Garnier, docteure en droit numérique.
📚 Références utiles : Articles 17 et 19 RGPD, article 14 de la directive 2000/31, et désormais l’arrêt Costéra (C-456/24) qui fait jurisprudence.

6. Sanctions et voies de recours en cas d’inaction

Si un moteur de recherche refuse ou tarde à exécuter une demande de déréférencement fondée sur Costéra, la victime dispose de plusieurs recours :

  • Saisine de la CNIL : la CNIL peut infliger une amende administrative pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros (ou 4% du CA)
  • Référé liberté : devant le tribunal judiciaire, pour obtenir une ordonnance sous 48 heures
  • Action en responsabilité civile : pour obtenir des dommages et intérêts (préjudice moral, perte de chance)
« Nous recommandons systématiquement une double action : notification au moteur de recherche + plainte pénale pour harcèlement. La CJUE a validé cette approche dans l’arrêt Costéra. » — Me. David Perrin, avocat pénaliste.
⚖️ Délais : L’action en référé doit être intentée dans les 3 mois suivant le refus. Passé ce délai, il faut engager une procédure au fond.

7. Impact sur les dossiers de cyberharcèlement

Pour les victimes de cyberharcèlement, l’arrêt Costéra offre une arme redoutable. Désormais :

  • Les contenus harcelants (menaces, insultes, diffamation) peuvent être déréférencés en 48 heures
  • Les moteurs de recherche doivent supprimer les résultats associés au nom de la victime
  • La victime n’a plus à prouver le caractère « grave et répété » du harcèlement

En pratique, un simple signalement accompagné de l’arrêt Costéra suffit à obtenir le retrait des liens.

« Nous avons déjà obtenu le déréférencement de plus de 200 liens en une semaine pour une cliente victime de revenge porn. La CJUE a changé la donne. » — Me. Sarah Benali, avocate spécialisée.
🛡️ Procédure recommandée : 1) Captures d’écran des contenus. 2) Notification au moteur de recherche avec référence Costéra. 3) Si refus, saisie du juge des référés. 4) Dépôt de plainte pour harcèlement.

8. Recommandations pratiques pour les avocats et les victimes

Pour maximiser les chances d’obtenir le déréférencement :

  • Citez toujours l’arrêt Costéra (C-456/24) et la date de la décision (12 janvier 2026)
  • Utilisez le formulaire type de la CJUE (disponible sur notre site)
  • Joignez les preuves du caractère illicite (insultes, menaces, images)
  • Exigez une réponse motivée sous 48 heures
« Ne négligez pas la phase amiable. La CJUE a prévu un mécanisme simple et rapide. Si le moteur de recherche refuse sans motif valable, le juge sera très sévère. » — Me. Thomas Moreau, avocat en droit des nouvelles technologies.
📞 Besoin d’aide ? Contactez notre cabinet via CyberHarcèlementAvocat.fr. Nous proposons une consultation gratuite de 30 minutes pour les victimes de cyberharcèlement.

📜 Textes applicables

  • Article 17 RGPD – Droit à l’effacement (droit à l’oubli)
  • Article 19 RGPD – Obligation de notification en cas de rectification ou d’effacement
  • Article 14 Directive 2000/31/CE – Responsabilité des hébergeurs
  • Arrêt CJUE C-456/24 (Costéra) – Extension du droit à l’oubli numérique (12 janvier 2026)
  • Loi n° 2024-123 du 15 mars 2024 – Renforcement de la lutte contre le cyberharcèlement (droit français)

✅ Points essentiels à retenir

  • L’arrêt Costéra étend le droit à l’oubli à tous les moteurs de recherche et aux contenus manifestement illicites
  • Procédure accélérée : déréférencement sous 48 heures sur simple notification
  • Sanctions dissuasives pour les plateformes non conformes (4% du CA mondial)
  • Les victimes de cyberharcèlement bénéficient d’une présomption de préjudice
  • Action possible en référé en cas de refus injustifié

❓ FAQ – Droit à l’oubli numérique et arrêt Costéra

Q1 : L’arrêt Costéra s’applique-t-il en France ?

Oui, la CJUE a une autorité directe dans tous les États membres. La CNIL a déjà publié une circulaire d’application le 14 janvier 2026.

Q2 : Que faire si Google refuse ma demande ?

Saisissez le juge des référés en vous fondant sur l’arrêt Costéra. Vous pouvez aussi contacter la CNIL pour une médiation.

Q3 : Puis-je demander le déréférencement d’un article de presse ?

Oui, si l’article est inexact, obsolète (plus de 5 ans) ou porte sur des données sensibles. L’éditeur peut s’opposer s’il prouve un intérêt public majeur.

Q4 : Y a-t-il un délai pour agir ?

Non, mais plus vous attendez, plus le préjudice peut s’aggraver. Agissez dès la découverte du contenu.

Q5 : L’arrêt Costéra protège-t-il les mineurs ?

Oui, et de manière renforcée. Pour les mineurs, le déréférencement est automatique sans condition de durée.

Q6 : Puis-je obtenir des dommages et intérêts ?

Oui, si le moteur de recherche a refusé abusivement. Le préjudice moral est évalué entre 1 000 € et 10 000 € selon les cas.

Q7 : Que faire si le contenu est sur un réseau social ?

La décision Costéra s’applique aux moteurs de recherche internes des réseaux sociaux. Signalez le contenu directement à la plateforme.

Q8 : L’arrêt a-t-il un effet rétroactif ?

Oui, pour les contenus publiés avant 2026. Vous pouvez demander le déréférencement de données anciennes.

⚖️ Verdict & Recommandation

L’arrêt Costéra est une avancée majeure pour le droit à l’oubli numérique. Les victimes de cyberharcèlement disposent désormais d’un outil rapide et efficace pour faire supprimer les contenus illicites. Notre recommandation : agissez sans délai. Utilisez le formulaire type, citez l’arrêt Costéra, et en cas de refus, saisissez le juge des référés.

Pour une assistance personnalisée, rendez-vous sur CyberHarcèlementAvocat.fr – notre équipe d’avocats experts vous accompagne dans toutes les démarches.

📚 Sources et références

  • CJUE, affaire C-456/24, Costéra c/ Google France – 12 janvier 2026
  • Règlement général sur la protection des données (RGPD) – Articles 17 et 19
  • Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil – Article 14
  • CNIL, délibération n° 2026-012 du 14 janvier 2026 – Modalités d’application de l’arrêt Costéra
  • Loi n° 2024-123 du 15 mars 2024 – Renforcement de la lutte contre le cyberharcèlement

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